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Histoire de la Norvège

Histoire de la Norvège
Le royaume de Norvège (de Nordhrvegr, ou « chemin du Nord ») est un pays d'Europe du nord situé à l'ouest de la péninsule scandinave. Il possède à l'est des frontières communes avec la Suède, la Finlande et la Russie.

Le pays, peuplé d'environ 4 500 000 habitants, a pour capitale Oslo. La langue officielle est le norvégien, et la monnaie est la couronne norvégienne (NOK).

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La superficie du pays est de 385 199 km², dont 307 860 km² de terre et 16 360 km² d'eau. La Norvège exerce en outre sa souveraineté sur l'archipel de Svalbard, l'île de Jan Mayen et l'île Bouvet.

La nation norvégienne affirma pour la première fois son unité et sa volonté d'expansion à l'époque des grands raids vikings, du IXe au XIe siècle. Redoutables navigateurs, les Vikings d'origine norvégienne étendirent rapidement leur influence aux îles Shetland, aux Orcades, aux Hébrides et à l'île de Man, avant enfin d'atteindre et de ravager l'Irlande.

Depuis les Shetland, ils implanteront ensuite des colonies plus durables dans les îles Féroé, en Islande et au Groenland.

Il n'existe toutefois pas encore d'autorité centrale en Norvège elle-même, où les communications se font d'ailleurs davantage par voie maritime que terrestre. Il faut attendre l'an 1016 pour trouver un père fondateur du royaume norvégien, en la personne du roi Olaf Haraldsson, qui établit sa capitale à Trondheim. Olaf, ancien Viking, rapporte de ses nombreux voyages le christianisme, et convertit la population, ce qui lui vaut d'être canonisé en saint Olaf.

Au XIIIe siècle, un jeune aventurier prénommé Sverre Sigurdsson s'empara du pouvoir et fonda une nouvelle dynastie, installée à Bergen. Néanmoins, en raison du pouvoir croissant détenu par la ligue hanséatique dans cette ville, la capitale du pays se fixa finalement à Oslo au début du XIVe siècle.

L'année 1380 voit l'extinction de la dynastie royale norvégienne, avec la mort du roi Haakon VI. Sa femme Margrethe, fille du roi de Danemark, obtient la succession et consacre ainsi l'union du Danemark et de la Norvège. La Suède vient s'ajouter à ce domaine en 1397, formant l' « Union de Kalmar ». Le Danemark, au sein de cette union, exerce une nette domination, et la Norvège n'est plus guère alors qu'une province danoise, avec le danois pour langue officielle.

L'émancipation de la Suède, avec la révolte de Gustave Vasa, met un terme à l'union de Kalmar en 1523. La Norvège, elle, reste néanmoins sous domination des Danois. Ces derniers, en 1536, imposent au pays la Réforme luthérienne, ce qui eut pour conséquence de tarir le flot des voyageurs se rendant en pèlerinage auprès des reliques de Saint Olaf, à Trondheim (anciennement Nidaros) et de couper encore davantage le pays du reste du monde.


Convention nationale d'Eidsvoll, 1814 (Oscar A. Wergeland)En raison de l'alliance contractée par le royaume dano-norvégien avec Napoléon, les puissances coalisées victorieuses cèdent la Norvège à la Suède en 1814. En réaction, une Convention nationale se réunit à Eidsvoll dans l'Akershus : elle déclare l'indépendance du royaume de Norvège et adopte une constitution, avant de désigner comme roi le prince danois Christian-Frédéric, le 17 mai 1814. Un compromis est finalement trouvé, et fait de la Norvège un royaume distinct, mais en union personnelle avec celui de Suède.

Ce régime, malgré plusieurs concessions, entraîna un mécontentement croissant des Norvégiens au cours du XIXe siècle, et fut dissout sans effusion de sang le 7 juin 1905. Suite à un référendum confirmant la nature monarchique du nouveau régime, le gouvernement offrit la couronne à un prince danois, qui fut élu par le Parlement sous le nom de Haakon VII.


Haakon VII de NorvègeLa Norvège parvint à conserver sa neutralité au cours de la Première Guerre mondiale, en raison de sa puissance navale suffisamment dissuasive. Il n'en alla pas de même pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le pays fut envahi par les troupes allemandes dans le cadre de l'opération Weserübung. La résistance armée dura jusqu'à trois mois dans certaines régions, mais le roi et le gouvernement choisirent de s'exiler et de continuer la lutte depuis Londres.

La Norvège occupée fut dirigée par le chef des forces d'occupation, le Reichskommissar Josef Terboven. Le chef du parti nazi local, Vidkun Quisling, fut autorisé à former un gouvernement collaborationniste, sous supervision allemande. Après l'intervention des Alliés au sud et de l'Armée rouge au nord, les derniers occupants capitulèrent avec le reste des forces allemandes, le 8 mai 1945.

L'épisode de l'occupation allemande rendit les Norvégiens plus sceptiques vis-à-vis du concept de neutralité, et le pays adopta une nouvelle stratégie fondée sur la sécurité collective. Après l'échec de l'instauration d'une union de défense scandinave, la Norvège fut l'un des membres fondateurs de l'OTAN, en 1949, et de l'ONU, à laquelle elle fournit son premier secrétaire général (Trygve Lie).

La Norvège a refusé à deux reprises par référendum de rejoindre l'Union européenne, en 1972 et en 1994. Le débat européen continue néanmoins à déchaîner les passions, avec environ 50% de la population dans chaque camp. Le pays fait par ailleurs partie, comme l'Islande, de l'Espace économique européen (EEE).

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La Norvège est une monarchie constitutionnelle à tendance parlementaire.

La famille royale, originaire du Schleswig-Holstein, descend de la famille princière de Glücksbourg. Le roi ne joue pour l'essentiel qu'un rôle honorifique, mais il constitue un symbole fort d'unité nationale. Bien que la constitution de 1814 lui accorde d'importantes prérogatives dans le domaine de l'exécutif, ces dernières sont presque toujours exercées en son nom par le gouvernement.

Le gouvernement est composé du premier ministre et de l'équipe ministérielle, tous nommés par le roi. Mais depuis 1884, l'évolution parlementaire du régime fait que le gouvernement doit obtenir un vote de confiance du Parlement : la désignation du gouvernement par le roi n'est donc qu'une formalité.

Le parlement norvégien (le Storting) est monocaméral et comprend 169 membres (soit quatre membres de plus suite aux élections de 2005). Les députés sont élus tous les quatre ans dans chacun des 19 comtés du pays, à la représentation proportionnelle. Après les élections, le parlement se divise en deux chambres, l'Odelsting et le Lagting, qui pourront alors se réunir séparément ou conjointement selon l'importance de l'ordre du jour. Le parlement et le gouvernement sont en dialogue permanent avec les autres pays scandinaves dans le cadre du Conseil nordique.

A la tête du système juridique se trouve la Cour Suprême, ou Høyesterett, composée de 17 juges et d'un président. On trouve ensuite les cours d'appel, les tribunaux ordinaires et les juges de paix. Les juges sont nommés par le roi et le gouvernement, sur proposition du ministre de la justice. La « Haute Cour du Royaume » est une juridiction spéciale destinée, le cas échéant, à décider de la destitution du souverain

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Le relief du pays, fait de montagnes et de glaciers, est très accidenté. Le sommet le plus élevé est le mont Galdhøpiggen, d'une altitude de 2 469 mètres.

La Norvège est parfois surnommée « pays du soleil de minuit » en raison de sa situation septentrionale : une partie du pays se trouve en effet au nord du cercle polaire arctique, où le soleil ne se couche jamais en été et ne se lève jamais en hiver.

Les côtes norvégiennes, d'une longueur de plus de 83 000 kilomètres, sont ponctuées de fjords et d'une multitude de petites îles. Sur toute sa longueur, la Norvège borde l'océan Atlantique ainsi que trois autres étendues d'eau : la mer du Nord au sud-ouest, la mer de Norvège à l'ouest et la mer de Barents au nord-est.

Le climat norvégien est raisonnablement tempéré, en particulier sur le littoral grâce à la chaleur amenée par le Gulf Stream, ce qui permet notamment aux navires de l'Hurtigruten de naviguer tous les jours de l'année jusqu'à Kirkenes au Finnmark, alors que les eaux de la mer Baltique (bien plus au sud pourtant) sont prises par les glaces. Les conditions climatiques à l'intérieur des terres, en revanche, peuvent se révéler plus rudes, et le nord du pays connaît un climat subarctique.

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Le norvégien, langue germanique, a pour racine historique le vieux norrois, qui était pratiqué depuis le Moyen Âge dans les pays scandinaves (Suède, Danemark, Islande et Norvège). Le norvégien actuel se compose en réalité de deux langues officielles coexistantes :

le bokmål (littéralement « langue des livres » ─ prononcer « boukmol »), héritier du riksmål (ou « langue du royaume », prononcer « riksmol »), c'est-à-dire du dano-norvégien élaboré pendant la longue période de domination danoise ;
le nynorsk (ou « nouveau norvégien »), héritier du landsmål ou « langue des campagnes » (on peut aussi traduire landsmål par « langue nationale »).
Cette scission en deux langues s'est produite au moment de l'indépendance de la Norvège, sous l'influence des travaux du linguiste Ivar Aasen qui avait réalisé un relevé particulièrement complet des différents dialectes norvégiens du XIXe siècle. La Norvège acquit son indépendance vis-à-vis de la Suède à la fin du XIXe siècle. Après une période de romantisme patriotique effréné, certains voulurent imposer un retour aux sources, c'est-à-dire au norvégien « originel » des campagnes ; mais les diverses institutions ne purent suivre ce mouvement, puisque toutes leurs archives étaient rédigées en danois. Cette tension explique la coexistence, aujourd'hui, de deux langues norvégiennes.

Actuellement, le bokmål est plus répandu dans le sud et dans l'est de la Norvège (régions urbaines), alors que le nynorsk se rencontre dans les montagnes de l'ouest et dans le nord (régions campagnardes).

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Environ 86 % des Norvégiens sont recensés comme membres de l'Église d'État luthérienne. L'Église de Norvège (Den norske kirke), aussi appelée Église luthérienne évangélique de Norvège, est reconnue comme telle par la constitution du pays. Son gouverneur est le roi régnant, qui a donc l'obligation d'être de confession luthérienne. Les lois régissant le fonctionnement et le budget de l'Église de Norvège sont votées par le Parlement, et exécutées par le ministère des Églises.

Les autres confessions chrétiennes (Église luthérienne évangélique libre de Norvège, Église catholique, congrégations pentecôtistes et méthodistes, etc.) regroupent environ 4,5 % de la population.

En-dehors du christianisme, l'Islam est la religion la plus répandue en Norvège, avec 2 % de croyants. Les autres religions représentent moins de 1 %, et les personnes se déclarant sans confession un peu plus de 5 %.

# Posté le mercredi 08 mars 2006 07:52

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